Louis-Philippe à Fontainebleau : variations sur le bijou romantique

Louis-Philippe Ier, dernier roi des Français (r.1830-1848) semble être le personnage  incontournable de cet automne-hiver 2018-2019!

Le Château de Versailles a ouvert le bal en lui consacrant dans ses galeries du XIXème siècle une magnifique exposition qui raconte la transformation du palais des Bourbons en un musée dédié « à toutes les gloires de France », et qui durera jusqu’au 3 février 2019.

Le Domaine de Chantilly prolongera cette immersion dans la Monarchie de Juillet dès le 23 février 2019 avec son exposition sur Eugène Lami, peintre et décorateur de la famille d’Orléans.

Le Château de Fontainebleau, quant à lui, met en scène dans ses Grands Appartements deux cents oeuvres qui apportent un remarquable éclairage sur la personnalité de ce souverain et sur son époque, toutes deux souvent méconnues. Parmi ces oeuvres figurent des bijoux offrant une intéressante plongée dans les diverses formes joaillières à l’époque romantique.

Nous avons rencontré à ce sujet Oriane Beaufils, conservatrice du patrimoine et Vincent Cochet, conservateur en chef du patrimoine au château de Fontainebleau, commissaires de l’exposition « Louis-Philippe à Fontainebleau, le Roi et l’Histoire ». 

« Ce que nous avons voulu mettre au centre de cette exposition, c’est le château. La restauration de Fontainebleau nous est apparue comme un élément déclencheur d’un renouveau exubérant des arts de l’ornement. De façon thématique, nous avons mis en lumière les décors et les transformations effectués par Louis-Philippe avec des objets, des dessins préparatoires, des oeuvres qui évoquent le climat dans lequel ces créations et restaurations se sont faites » explique Vincent Cochet.

L’exposition présente des bijoux ayant appartenu à la famille royale d’Orléans. Nous retrouvons de nombreux grands joailliers de l’époque tels que Bapst, Mellerio,  Morel & Cie, Jean-Baptiste Jules Klagmann ; d’autres qu’on aurait aimé voir représentés tel François-Désiré Froment-Meurice voient néanmoins leur oeuvre référencée dans le catalogue de l’exposition. Le bijou est, une fois encore, le prisme étroit à travers lequel se lisent les grands courants artistiques et les temps forts de l’Histoire de France.

Quatre thématiques émergent des bijoux et portraits présentés. Toutes montrent la grande richesse artistique de cette époque et soulignent l’étonnante influence des arts bellifontains.

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