Marc Auclert : l’intaille, un art millénaire

La Maison Auclert, fondée par Marc Auclert en juin 2011 rue de Castiglione, est une maison de joaillerie dont la singularité est de monter, comme le faisaient déjà certains artisans de la Renaissance, des petits objets d’art sur des montures contemporaines. Chaque création de la Maison est une pièce unique, née de cette idée de « bijou de remploi ». C’est-à-dire un bijou créé autour d’un objet ancien.

BAGUE INTAILLE NOIRE. Bague en or sertie d’un cabochon d’onyx gravé d’une scène d’affrontement de deux guerriers antiques, XIX° siècle, agrémentée de saphirs cabochons et facettés. Crédit photo : Atelier Mai 98

Marc Auclert conçoit le bijou comme un objet esthétique doté d’une dimension culturelle. « Le bijou est une des premières formes d’expression artistique et esthétique. Aux temps les plus immémoriaux de la préhistoire on a des fresques sur les murs, des statues ou idoles en pierre, et des pierres et coquillages percés qui servent à décorer le corps. Le bijou fait partie de nos racines artistiques ».

Il est une forme d’art joaillier qui passionne cet esthète : c’est la glyptique.

L’art de la glyptique est l’art de graver des pierres fines et ornementales, plus rarement des pierres précieuses. Il existe deux techniques. L’une consiste à graver les gemmes en creux, c’est la technique des intailles ; l’autre consiste à les graver en relief, c’est la technique des camées. «Je suis plus sensible à l’intaille parce qu’elle se présente ton sur ton, sur son avers, et ne se dévoile qu’après une impression du motif. Je trouve l’intaille plus ténue, plus mystérieuse que le camée apparu plus tardivement, au IIIème siècle avant JC, et plus simple à comprendre comme bijou».

BAGUE CAMEE LACUNAIRE. Bague en or mat 18K sertie d’un important camée lacunaire en agate à deux couches représentant un buste de femme vers la gauche dans le goût de Hélène, la mère de l’Empereur Constantin. Art Romain du IVe siècle. Crédit photo : Atelier Mai 98.

L’intaille est au cœur des créations la Maison Auclert : « Ma spécialité, c’est « l’impression ». Je crée des bijoux sur lesquels se juxtaposent une intaille originale et son impression sur or. Je suis en permanence à la recherche de pièces de collection à acquérir. J’imagine et je dessine les montures. Ensuite, je fais appel aux meilleurs artisans et ateliers parisiens pour réaliser mon bijou ».

BO INTAILLE IMPRESSION Paire de boucles d’oreilles en or 18K, l’une sertie d’une intaille ovale en agate bandée gravée de la représentation d’un éphèbe debout vers la gauche, légèrement vêtu d’un himation, buvant d’une coupe tenue à deux mains, le front ceint d’un bandeau, sur une courte ligne de terre, dans une bordure hachurée, Art Etrusco-romain des II°-Ier s. av. J.-C., l’autre sertie de l’impression de l’intaille dans l’or, dans des entourages de diamants blancs et cognac (1,25 carat et 1,15 carat respectivement). Provenance : Dean Collection (1970). Crédit photo : Atelier Mai 98
BAGUE INTAILLE FOURMI IMPRESSION Bague en or 18K sertie d’une intaille en jaspe sanguin (héliotrope) gravée d’une jolie représentation de fourmi, Art Romain du II° siècle, avec, en regard, son impression dans l’or. La fourmi symbolise ici le courage et la sociabilité. Crédit photo : Atelier mai 98

Quelle est l’histoire de l’intaille ?

Comment ne pas se tromper au moment d’acquérir une intaille ?

Quels sont les coulisses de ce monde des antiques ?

Marc Auclert répond à ces questions, révélant au passage quelques-uns de ses secrets de collectionneur.

Récit d’un passionné de l’intaille.

Plan du chapitre