Buccellati : l’étoffe des bijoux

Art de la joaillerie et art des étoffes dialoguent depuis des siècles. Que l’étoffe soit faite pour le quotidien ou pour les grands moments de l’existence, le bijou en sera toujours le complément indispensable. De même, il n’est pas de bijou dont la beauté ne soit relevée par la qualité, la couleur, la texture d’une étoffe.

Mais ce dialogue va plus loin. La technique joaillière et la technique textile présentent des points communs parfois méconnus. Le détail du geste, la précision du motif, la sublimation de la matière sont des traits partagés. Cette proximité plonge ses racines dans l’histoire : les grandes cités joaillières, notamment d’orfèvrerie, furent toujours aussi de grandes cités textiles – qu’on songe à Anvers, Florence, Venise, Milan… ou Paris.

Pour ce premier article de l’année, j’ai confié à deux artistes le soin de mettre en valeur ce dialogue entre bijoux et étoffes. Pour cela, j’ai retenu les bijoux de la maison Buccellati. Pourquoi ? Parce que le savoir-faire Buccellati est ancré dans la grande tradition italienne issue des Romains et magnifiée à la Renaissance : les techniques de la maison Buccellati ont perpétué une proximité avec l’art textile issue de cette longue tradition. La beauté des créations Buccellati peut ainsi s’apparier aux créations des grandes maisons de tissu.

Sarah Prier, styliste et designer, a accepté de choisir les étoffes correspondant le mieux aux bijoux choisis. Olivier Braive a prêté son œil et son talent de photographe pour rendre sensible ce dialogue des matières et des formes.

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