Paula Crevoshay : des couleurs du ciel à celles de la Terre

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« Maharani Devi », tourmaline rubellite gravée de 140,18 carats, grenats tsavorites, tourmalines roses et diamants.

Paula Crevoshay est « la reine de la couleur », pour reprendre une expression qu’elle affectionne. Toutes ses créations joaillières l’attestent. Ses gemmes de prédilection ? « Toutes! » répond-elle spontanément. Puis, elle évoque deux espèces minérales : la tourmaline qu’on appelle aussi la « pierre arc-en-ciel » et l’opale réputée pour ses jeux de couleur et ses reflets irisés.

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Les bijoux Crevoshay sont pour la grande majorité montés sur un chaleureux or jaune 18 carats.

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Échantillon du Musée de Minéralogie : or brut provenant d’Australie et composé de plusieurs cristaux bien formés.

Ses connaissances en gemmologie permettent à Paula Crevoshay de travailler les jeux de lumière sur ses bijoux. L’éclat d’une pierre dépend de son indice de réfraction, c’est-à-dire de sa capacité à réfléchir la lumière. Plus l’indice de réfraction est élevé, plus la pierre brille. Ses bijoux présentent d’intenses contrastes de luminosité qui mettent en valeur les différentes pierres. Cette volonté de donner le primat à la lumière est à l’origine du titre de l’exposition « Illuminations ».

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« Versatile », émeraudes grenats tsavorites et diamants.

Ces boucles d’oreilles font contraster le faible éclat des émeraudes d’un vert profond (n= 1,566 à 1,600) avec la vivacité des tsavorites (n= 1,742 à 1,748) et des brillants (n= 2,42).

Le bijou ci-dessous, à la forme géométrique anguleuse rare chez Crevoshay, est orné en son centre d’une sphalérite (ou Blende) jaune verte, qui est une pierre très fragile mais dont l’éclat (n= 2, 370 à 2,470) est supérieur à celui du diamant (n=2,417). Un pavage de grenats démantoïdes (n= 1,88) vifs contraste avec la douceur des opales (n=1,42 à 1,46) et de l’or mat.

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« Don du soleil », sphalérite de 8,25 ct,, diamants bruns, grenats démantoïdes et opales.

Paula Crevoshay est aussi renommée pour son travail avec des gemmes inhabituelles. Diamants, saphirs et émeraudes sont récurrents dans ses bijoux, mais elle travaille beaucoup avec des pierres moins fréquentes.

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« Corona », aigue-marine gravée, pierres de lune et diamants montés sur or jaune.

Considérons les pierres de couleur bleue : Paula Crevoshay aime la pierre de lune, qu’elle fait tailler en cabochon afin d’en faire ressortir les reflets bleutés (adularescence), la chrysocolle « sœur de la turquoise » (elles possèdent des propriétés relativement similaires) qui, lorsqu’elle est de qualité gemme, présente un meilleur poli et une plus jolie brillance. Elle emploie aussi beaucoup les opales nobles noires de Lightning Ridge (Australie), les très fragiles apatites à la couleur turquoise vive qui rappellent les tourmalines Paraiba, et les cyanites d’un bleu profond telles des saphirs du Cachemire.

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La vénéneuse méduse « L homme de guerre portugais », composée d une opale centrale, de chrysocolle, saphirs et perles de corail.
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« Sabrina », bracelet composé d’opales ( 51.32ct ), de zircons bleus et de grenats tsavorites.
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« Déesse de la rivière », chrysocolle sculptée, pierres de lune, diamants et opale.

Paula Crevoshay puise une grande partie de son inspiration dans les Beaux-Arts. Elle compare les opales à des toiles de Monet, certains de ses bijoux font référence à des courants de l’histoire du bijou, par exemple des formes médiévales, à des pays, l’Inde et la Thaïlande. Elle évoque beaucoup aussi les couleurs de son Nouveau-Mexique, Il est cependant indéniable que c’est la nature qui l’inspire le plus, les papillons (son logo) et les fleurs étant ses leitmotiv favoris.

« Bonita Linda », turquoises, pierres de lune, zircon et diamants

 

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