Les bijoux de l’Impératrice Eugénie

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Franz-Xaver Winterhalter. Portrait de l’Impératrice Eugénie. Museum of Fine Arts in Houston, Texas, USA

Comme toutes les belles histoires, celle d’Eugénie avec les joyaux commence par une légende : celle du trèfle de Compiègne.

Objet de toutes les attentions et d’une cour empressée de la part du prince-président d’alors, la jeune mademoiselle de Guzman, invitée avec sa mère à passer quelques jours au château de Compiègne au cours de l’automne 1852, s’enchante lors d’une promenade en compagnie de son soupirant des effets des gouttes de la rosée matinale sur un trèfle.
Quelques jours plus tard, cette remarque anodine va prendre la forme, sous le prétexte d’une loterie malicieusement orientée, d’une broche en or et argent composée de trois feuilles en émail vert translucide entourées de brillants figurant le végétal tant admiré.

L’anecdote est charmante, peut être trop. Ce qui est cependant certain c’est que la nouvelle impératrice se fera très officiellement représenter plusieurs fois avec le fameux trèfle de Jules Fossin épinglé sur son corsage, démontrant une affection toute particulière pour ledit bijou .

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Edouard Dubuffe@RMN-GP. Domaine de Compiègne. Droits réservés. Sur ce portrait du début de son règne, en 1853, l’Impératrice Eugénie porte les colliers de perles, d’un rang avec poires et de quatre rangs, appartenant aux Diamants de la Couronne. On aperçoit aussi le Trèfle de Compiègne.
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Edouard Dubuffe@RMN-GP. Domaine de Compiègne. Droits réservés. Détail du Trèfle de Compiègne.

Ce dernier, qui a pu donc faire office de cadeau de fiançailles, présageait des cadeaux infiniment plus somptueux commandés pour une occasion exceptionnelle : le mariage impérial.

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