Les Diamants de la Couronne au Musée du Louvre (mise à jour de février 2020)

Présentés dans la Galerie d’Apollon, les Diamants de la Couronne retracent l’histoire du Trésor de France depuis le premier fonds créé par François Ier – dont subsiste la « Côte de Bretagne » – jusqu’aux bijoux de l’Impératrice Eugénie, avec néanmoins certaines disparités selon les époques. Le XIXème siècle est le siècle le mieux représenté tout simplement parce que c’est le siècle le plus proche du nôtre : cela a épargné à certains bijoux demeurés dans des collections privées les avatars de l’Histoire, qui ont au fil des siècles provoqué la perte, la destruction, l’altération, la transformation de la plupart des bijoux.

visuel Intro Une vitrine de la galerie d'Apollon au Louvre, Frédéric Grasset
Frédéric Grasset – Une vitrine de la Galerie d’Apollon au Louvre – Photo © RMN-Grand Palais / Daniel Arnaudet

Le Louvre dispose dans ses vitrines de gemmes mais aussi de bijoux, contrairement au musée des Mines et au Muséum National d’Histoire Naturelle, qui eux présentent des gemmes et pierres historiques dont l’intérêt initial était essentiellement minéralogique.

Depuis plus de cinquante ans, le musée du Louvre mène une politique active pour réintégrer (par ses achats et grâce aux dons) des pièces de ce qui fut le Trésor national.

Sept pièces avaient été déposée en 1887. Depuis janvier 2020, ce sont vingt-trois bijoux qui sont désormais réunis dans un seul lieu, où ils sont individualisés en trois ensembles correspondant aux trois nouvelles vitrines installées au centre de la galerie : les bijoux antérieurs à la Révolution ; les bijoux du Premier Empire, de la Restauration et de la monarchie de Juillet ; les bijoux du Second Empire. Quelques superbes écrins rouges et or sont également présentés dans l’ancienne vitrine en bois doré des Diamants de la Couronne.

Vue de la galerie d’Apollon © 2020 Musée du Louvre / Antoine Mongodin. L’éclairage du décor et la sécurisation des vitrines ont été entièrement rénovés. Les nouvelles vitrines, telles des coffres-forts, ont pour mérite  de permettre une observation au plus près des bijoux présentés. La rénovation de la galerie d’Apollon a été rendue possible grâce au mécénat de la Maison Cartier.
L’ancienne vitrine des Diamants de la Couronne de France abrite désormais les somptueux écrins en maroquin rouge frappés aux armes impériales.
Ecrins des Diamants de la Couronne de France, frappés aux armes impériales sous le Second Empire et présentés pour la première fois dans les anciennes vitrines des Diamants de la Couronne. Le cartel précise que certains sont signés du gainier Jean-Baptiste-Nicolas Gouverneur (vers 1798-1859), installé alors 37,  Quai de l’horloge à Paris.
Ecrin de la  Couronne de haut de tête de l’impératrice Eugénie exécutée pour l’Exposition Universelle de 1855. Commande de Napoléon III, avec une autre couronne pour l’empereur (détruite en 1887 sauf la croix). Collection des Diamants de la Couronne ; après restauration. Don M. et Mme Roberto Polo, 1988. musée du Louvre (C) RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle
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