Les Diamants de la Couronne au Muséum National d’Histoire Naturelle

La deuxième vague : diamant en portrait, topazes et opale.

Peu avant la vente des Diamants de la Couronne, en 1887, un nouveau don est fait au Muséum. Plusieurs gemmes entrent alors dans les collections.

• Un diamant plat dit en « portrait » ayant appartenu à l’Impératrice Marie-Louise d’Autriche, d’une « eau très pure » comme l’on disait autrefois et pesant 9 carats. Ce diamant plat était monté sur un bracelet de l’Impératrice. Elle possédait en fait deux bracelets identiques qu’elle portait à chaque poignet. Chacun était serti d’un diamant-portrait, l’un protégeant un portrait de Napoléon Ier, l’autre, un portrait de leur fils le roi de Rome. En regardant de près les avant-bras de l’impératrice sur le tableau de Joseph Franque, on aperçoit les bracelets (mais pas les visages !).

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© MNHN – François Farges

Le grand diamant portrait de Marie Louise d’Autriche

5 Joseph Franque L'impératrice Marie-Louise veillant sur le sommeil du roi de Rome

Photo © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Daniel Arnaudet

Joseph Franque – L’impératrice Marie-Louise veillant sur le sommeil du roi de Rome

• Dix-huit topazes roses, originaires d’Ouro-Preto au Brésil et qui proviennent d’un excédent de pierres non montées, séparé en deux lots et légué au Muséum et à l’École des Mines. Grâce au prêt de l’Ecole des Mines, ces  pierres furent réunies dans le cadre de l’exposition « Trésors de la Terre » pour permettre la reconstitution du collier dit « en rubis du Brésil » de l’impératrice Marie-Louise.

6 Portrait de Marie-Louise, Salomon-Guillaume Counis, d'après Jean-Baptiste Isabey

Photo © RMN-Grand Palais (maison Bonaparte) / Gérard Blot

Portrait de Marie-Louise, Salomon-Guillaume Counis, d’après Jean-Baptiste Isabey

Le Museum possède aussi une pierre fragile aux reflets irisés : c’est la grande opale de 77 carats ayant appartenu à Louis XVIII. Ce roi en avait acheté deux, la première a disparu mais le MNHN conserve, dit-on, la plus belle.

Cette opale noble provient de Cervenica, jadis situé en Hongrie (actuellement Slovaquie de l’Est). Ce gisement d’opales blanches était déjà connu des Romains et a fourni les meilleurs qualités d’opales jusqu’à la fin du XIXème siècle.

Les jeux de couleurs de l’opale sont dus à la diffraction de la lumière dans le réseau des micro-sphères de silice qui constituent la pierre. L’opalescence désigne le phénomène optique observé sur le fond translucide de nombreuses opales.

Achetée en 1818 par Louis XVIII, cette opale fut portée par Charles X lors de son sacre en 1825. Elle est ici présentée dans une monture sertie de 48 brillants réalisée en 1853 pour l’impératrice Eugénie.

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© MNHN – François Farges

Grande opale du manteau de sacre de Charles X

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